Interview du groupe Hyper Prism – 29/01/18

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Salut Hyper Prism !

Petit tour de table pour vous présenter : Vous être un groupe rémois, composé de 4 membres multi-instrumentistes : Valère, étudiant en droit ; Aurélien  et Jules tous deux étudiants en musicologie et Raphaël qui est en terminale.

 

Au niveau de vos projets, ça dit quoi ?

[Aurélien] : On a déjà pas mal de compos, 7 en stock. En fait, c’est presque un EP en prévision, ou un petit album. On commence aussi une série de concerts, à raison d’un toutes les deux semaines. Le premier, c’est notre concert au Dropick le 2 février à Reims.

 

Et ces morceaux, ce sont vos premiers morceaux “sérieux” ?

[Aurélien] : Ouais, en quelque sorte c’est nos premières vraies compositions. C’est un peu la chrysalide du groupe, qui regroupe toutes les influences qu’on a accumulées. C’est un condensé de notre style propre. Quelque part, c’est un album de notre style, de notre définition. Un album identitaire un peu.

 

Et l’album/EP, vous le composez comment ?

[Valère] : On ramène tous des idées, et on compose tous ensemble. Ce qui est “nouveau” sur nos créations, c’est qu’on les aime toutes, et surtout on aime tous les jouer, quelque soit le morceau. C’est différent des groupes qui ne jouent que certains de leur morceaux, parce que tous les membres n’aiment pas jouer l’entièreté de leur répertoire.

Par contre, on a trop d’idées. Ça part trop dans tous les sens, on nous l’a dit [rires] gentiment.

 

Et votre premier concert, il représente quoi au sein de votre projet ?

[Aurélien] : C’est avant tout un moyen de s’affirmer, et de montrer ce qu’on vaut. C’est aussi pour montrer nos compositions, les tester sur le public. On veut plus trop faire de reprises, mais vraiment jouer comme un groupe à part entière.

[Valère] : Bien qu’on soit un jeune groupe, on ne veut pas avoir à s’adapter au public. Avant c’était le cas, on jouait en fonction du public, en fonction des reprises qu’il veut entendre. Mais quand tu fais ça, tu joues pas vraiment pour toi, c’est moins intéressant. Là, on va jouer pour nous, et on verra si le public apprécie et s’adapte à nous.

A la base quand le groupe s’est formé, on cherchait pas à faire de concerts, mais juste à jouer pour nous. Mais maintenant, le concert c’est un peu un compte rendu de notre travail, de là où on en est. 

[Jules] : Et c’est un peu comme un défi personnel aussi, vu que on s’implique beaucoup plus dedans.

[Aurélien] : : C’est une sorte d’accomplissement personnel, à travers les nouvelles compositions, la préparation etc.

 

Lors de vos concerts, vous cherchez plus à reproduire vos compositions ou vous laissez une place à l’improvisation ?

[Aurélien] : De fait, le cadre des morceaux est définit, au sens de leur structure. Surtout moi, j’aime que ce soit très carré. Là dessus je suis très cartésien. Mais on hésite pas à amener de l’improvisation dans nos lives, ça arrive même souvent.

[Valère] : Oui une improvisation ça peut arriver. Personnellement, ça me vient du jazz, où l’improvisation est inhérente au genre.

[Raphaël] : D’ailleurs, les improvisations peuvent aussi servir à la construction des morceaux en studio. S’il y a des improvisations qui nous inspirent, on peut les remettre dans le morceau original par la suite.

 

Hyper Prism c’est mieux en version studio ou en live ?

[Aurélien] : C’est encore autre chose Hyper Prism sur scène. On a vraiment une volonté artistique de se créer une identité visuelle. C’est plus une expérience qu’un simple concert.

[Valère] : Pour moi en concert tu peux pas juste mettre une bande son et jouer. Il faut vivre la musique, vivre chaque note, et établir des connections entre les joueurs sur scène.

[Aurélien ] : D’ailleurs parfois y’a des guests pendant nos concerts, ça crée vraiment des dialogues sur scène, quand les instruments se répondent.

[Raphaël] : On joue jamais la même chose, on joue jamais I feel insane deux fois de la même manière par exemple. La forme de nos morceaux change sur scène, nécessairement.

[Valère] : C’est une musique vivante, qui n’est jamais figée.

 

La manière dont vous abordez vos concerts est super intéressante. Ça m’amène à une question un peu “bateau”… comment vous définiriez votre musique du coup ?

[Valère] : Dans notre façon de penser, dans notre démarche créative, c’est très jazz voir “néojazz”.

[Aurélien] : Oui c’est exactement ça, dans l’esprit de création des morceaux au moins. Dans le style c’est très loin du jazz, mais dans la création c’est totalement ça.

[Jules] : En fait on s’adapte toujours aux autres membres. C’est un travail de communication entre nous surtout. On sait chacun jouer de beaucoup d’instruments, ça aide à la communication. Quand on a une idée de riff par exemple, on peut en parler clairement aux autres, leur montrer ce qu’ils pourraient faire de leur instrument etc.  Ça aide à travailler et à penser à quatre.

 

Raphaël, tu parlais de l’importance du conservatoire pour toi dans la découverte et l’ouverture à la musique. Tu peux expliquer pourquoi ?

[Raphaël] : Le conservatoire ça t’apprend la base de la musique, donc nécessairement tu passes par le classique, le jazz. Ça permet d’avoir d’autres points de vue sur la musique en général, et sur la musique que tu fais toi.

[Valère] : Par rapport à d’autres groupes, nous on a plusieurs bulles d’idées, et c’est lié à une certaine ouverture d’esprit, sur la musique notamment. Quand t’écoutes toujours la même chose ou qu’un seul style de musique, y’a un risque de redondance, parce que même inconsciemment tu cherches à reproduire ce que tu écoutes et ce que tu connais.

[Jules] : Ce qu’on peut nous reprocher par contre, c’est d’être trop ouvert. Il faut qu’on soit encore un peu plus clair dans nos morceaux et dans le projet de manière globale.

 

Ta remarque me fait me demander ce que c’est exactement, Hyper Prism. Si vous deviez définir le groupe en quelques mots ?

[Aurélien] : : Kiffer et faire kiffer.

[Raphaël] : Orgasmique.

 

Et alors pour finir, si vous deviez citer les artistes qui vous inspirent le plus, ça donnerait quoi ?

[Valère] : Depuis l’age de 10 ans, y’a pas une semaine où j’ai pas écouté un morceau de Justice. Donc je dirais Justice, et mon morceau préféré d’eux ce serait Phantom, partie I et II.

[Jules] : Moi je citerais Miles Davis, Muse et M83. Et je pense que mon morceau préféré de Miles Davis, c’est largement Tutu.

[Aurélien ] : J’vais dire Rone, le musicien Cory Henry et Flume, notamment le double vinyle que j’ai saigné.

[Raphaël] : Sans hésiter, Damso, Muse et Rage against the machine. Les morceaux  Débrouillard de Damso et Take the power back de RATM notamment.

 

Et si vous étiez bloqués dans une pièce avec un seul album que vous devriez écouter en boucle, ce serait lequel ?

[Aurélien ] : Feu de Nekfeu.

[Raphaël] : Psycho de Muse

[Jules] : Midnight City de M83.

[Valère] : Cross de Justice .

En parlant de noms d’album, vous en avez un pour celui qui arrive ?

[Raphaël] : EP 1 ! [rires]. Non, en vrai c’est encore à l’état de projet.

[Aurélien ] : Pour l’instant on est vraiment axé sur les concerts, et on attend d’avoir les retours sur les compositions pour voir la suite. D’ailleurs venez nombreux, cassez tous aux concerts !

Merci à vous les gars, et au plaisir de vous voir sur scène.

                                

Romain Maillot de Culture mecaniC

 

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